Déclaration de la CE de l'UDFO51 du 19 septembre 2022

Ce week-end, Frédéric Souillot, le Secrétaire Général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière

a rendu visite aux camarades de l' UD FO Marne à la Foire de Châlons, 2ème rendez-vous agricole de France.

Ça ne suffira pas, ça ne suffit pas !

Che(e)s camarades,

 

Nous le disions, nous l’écrivions : aucun des objectifs de mise à sac des conquêtes de la classe ouvrière n’est abandonné.


Malgré les récentes leçons infligées par les électeurs, le pouvoir fait comme-ci !

Comme-ci il n’y avait pas eu une abstention politique !

Comme-ci il y avait une majorité !

Comme-ci un programme tu durant les campagnes, un programme « planqué » n’avait pas été sanctionné !

Comme-ci les français voulaient de la retraite des morts !

Comme-ci …

 

Quelques miettes, par-ci par-là, pour tenter de calmer les colères, tenter de faire oublier les trahisons.

Quelques miettes distribuées tel Marie-Antoinette proposant des brioches pour qui n’avait pas de pain.

Rien à la hauteur de la spéculation qui fait rage ;

Rien à la hauteur d’une inflation hors de contrôle.

 

Ça ne suffira pas, ça ne suffit pas !


Malgré le soleil au zénith, malgré les vacances qui sont là, et peut-être parce que les vacances sont là mais hors de portée financière pour un nombre de travailleurs toujours plus important, partout les mouvements éclatent et les travailleurs préparent la rentrée, une rentrée qui s’annonce aussi chaude que les jours à venir.

 

C’est en ce sens que notre Secrétaire Général se positionne en interlocuteur, et certainement pas en partenaire !!

C’est en ce sens que la Commission Exécutive le 29 juin dernier a rappelé dans sa déclaration qu’ « il faut redonner la place qui est la sienne à la négociation collective ».

Négocier, ce ne sera certainement pas pour accompagner la remise en cause de nos retraites. 

Le congrès confédéral l’a affirmé : nous n’accepterons aucun recul de l’âge de départ et nous revendiquons le retour d’un départ à 60 ans avec 37 annuités ½.

Négocier, c’est revendiquer maintenant, tout de suite, IMMÉDIATEMENT l’augmentations des salaires, des pensions, des minima sociaux, de l’indice de la fonction publique à la hauteur de l’inflation, À MINIMA, à la hauteur des profits engrangés par les profiteurs de guerre, à la hauteur des cadeaux faits à la finance et aux groupes du CAC 40 comme par exemple à … ÜBER !

 

Blocage des loyers avec la pétition des camarades de l’AFOC, blocage des prix, SMIC à 1500€, retraite à 60 ans, l’école et la Fac pour tous, réintégration des soignants et réouverture des lits et des services , pas de tri aux urgences ; telles sont les revendications que nous porterons dès la rentrée.

 

Et ci-dessous le communiqué de presse confédéral suite au discours de politique général de la première ministre.

Un discours qui ne laisse subsister aucune illusion pour les travailleurs…

 

Amitiés syndicalistes

 

Sylvie Szeferowicz
Secrétaire Générale

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Déclaration de politique générale : de paradoxes en paradoxes

 

La Première ministre a annoncé aujourd’hui de nombreuses concertations, dès la rentrée. FO rappelle que concertation n’est pas négociation et réaffirme sa revendication de redonner à la négociation collective la place qui est la sienne. A cet égard, FO souligne que les mesures annoncées sur le pouvoir d’achat contournent soigneusement la question de l’augmentation des salaires.

 

FO met en garde contre le virage annoncé visant à respecter à nouveau le critère de déficit public d’ici 2027. Alors que les urgences sont nombreuses : pouvoir d’achat, éducation, hôpital, services publics, le gouvernement enterre définitivement le quoi qu’il en coûte. Pire, une nouvelle réduction des impôts de production est annoncée dans la droite ligne du quinquennat précédent, sans contreparties demandées aux entreprises. 

 

La Première ministre a répété à plusieurs reprises sa volonté de bâtir la France de demain. FO a au contraire le sentiment que se poursuit la déconstruction de notre modèle social, en commençant par le versement à la source des prestations sociales. S’il n’est pas ficelé, un projet de réforme est confirmé pour faire travailler les salariés plus longtemps. FO rappelle ici son opposition totale à tout recul de l’âge légal de départ à la retraite et à l’allongement de la durée de cotisation.

 

FO dénonce la poursuite des politiques de territorialisation, qui conduisent à remettre en cause la République une et indivisible.

 

FO prend acte de la volonté de l’Etat de prendre le contrôle d’EDF à 100% et sera attentive à sa concrétisation.

 

Pour conclure, FO ne partage donc pas la conception de ce que sont le progrès et la justice sociale, tels que décrits par la Première ministre.

Suite au 25ème Congrès confédéral qui s’est tenu à Rouen du 29 mai au 3 juin 2022, vous trouverez ci-jointes les quatre résolutions adoptées : Générale, Sociale, Protection sociale et Outre-mer.

  • Nom du fichier : Annexe 1 circ n 108 2022 - RÉSOLUTION GÉNÉRALE
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  • Nom du fichier : Annexe 2 circ n 108 2022 - RÉSOLUTION SOCIALE
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  • Nom du fichier : Annexe 3 circ n 108 2022 - RÉSOLUTION PROTECTION SOCIALE
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  • Nom du fichier : Annexe 4 circ n 108 2022 - RÉSOLUTION OUTRE MER
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Indépendance Syndicale et Congrès Confédéral

Cher(e)s camarades,

Vous trouverez ici le rapport d’activité que le Secrétaire Général de la Confédération a fait lors du CCN des 30 et 31 mars derniers.

Ce rapport étant très complet il est aussi long.
MAIS il est aussi, me semble-t-il, dans le contexte que nous vivons et au regard du prochain congrès confédéral, essentiel.

C’est donc en ce sens que j’ai souhaité extraire de ces 17 pages les chapitres sur l’INDÉPENDANCE SYNDICALE et le CONGRÈS CONFÉDÉRAL.
Mais bien sûr, libre et indépendant, le mieux est de lire le rapport et se faire sa propre idée.

 

Sylvie szeferowicz

Sylvie Szeferowicz
Secrétaire Générale

10/04/2022

 

INDÉPENDANCE SYNDICALE

Nous sommes maintenant en pleine élection présidentielle. Bien entendu, la Confédération, fidèle en cela à l’indépendance indispensable du syndicat, ne donnera aucune consigne de vote.

Cela a été notre ligne de conduite, sans nous empêcher de faire connaître précisément nos positions, à la fois de principes généraux et sur les questions économiques et sociales.

Tel était l’objet de la résolution adoptée à l’unanimité par notre CCN le 4 novembre dernier. Nous avons tenu une conférence de presse nationale le 22 novembre, dont nous vous avons rendu compte en vous faisant parvenir la trame de notre présentation générale aux journalistes. Celle-ci a duré près de trois heures !

Nous avons aussi répondu aux sollicitations de candidats qui ont souhaité nous rencontrer. Nous avons ainsi rencontré Arnaud Montebourg (qui, depuis, n’est plus candidat), Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Valérie Pécresse et, jeudi dernier, Jean-Luc Mélenchon.

A la différence d’autres organisations syndicales ou patronales, nous n’auditionnons pas les candidats, a fortiori publiquement, ce qui pourrait conduire par les échanges et les réponses à indiquer implicitement certaines faveurs électoralistes ! Cela nous a d’ailleurs conduits à refuser de nous inscrire dans cette démarche qu’a organisée le CESE. Au demeurant, si l’idée était de mettre en avant le CESE, les résultats en termes de visibilité ont été très limités !

A l’issue de nos débats en Commission exécutive, le 26 janvier, nous avons transcrit la résolution du CCN de novembre sous forme d’un quatre pages, d’une plateforme, synthétisant nos positions et revendications essentielles et ayant vocation à être largement diffusé par nos syndicats. Notre objectif était ainsi d’indiquer que l’action syndicale revendicative ne passait pas sous le boisseau, ni du Covid, ni de la campagne présidentielle.

Tel est exactement le sens de nos réactions immédiates, précises aussi quand, à la fois, à nos positions et à notre détermination, sur le sujet des retraites qui est revenu pleinement à l’actualité parce qu’évoqué en particulier du côté du président devenu candidat Emmanuel Macron ! Certes, ce n’était pas nouveau ni surprenant de sa part, et certes, cela avait été déjà évoqué dans un autre sens par d’autres.

Que nous soyons opposés, et nous ne sommes pas les seuls à l’avoir dit, au recul de l’âge de la retraite, n’a surpris personne. Mais nous avons surtout voulu affirmer clairement – à bon entendeur salut pour qui que ce soit – que tout projet de réforme, conduisant à dégrader les droits à la retraite et à reculer l’âge pour en bénéficier, nous trouverait sur son chemin, et que nous ferions en sorte – cela a été mes propos publics - de l’empêcher comme nous avons empêché le projet de système universel par points, récusant par avance l’utilisation d’une élection présidentielle comme pseudo-référendum.

Comme nous le faisons systématiquement, nous avons appelé, par voie de circulaire, à la vigilance quant au respect de l’indépendance syndicale. Cela demeure nécessaire bien sûr et ayons en tête que cela va le demeurer jusqu’aux élections législatives en juin.

Tout au long de ce quinquennat, nous l’avons été et nous avons résisté, publiquement, clairement et fermement, lorsqu’à plusieurs reprises, dans divers contextes, le risque de l’instrumentalisation, de l’association du syndicat ou de sa dilution dans les processus de décision ou de gestion politique et/ou économique et sociale, était particulièrement prégnant : « grand débat » ou « conférences citoyennes ; « conférence de financement sur les retraites » ; projet de charte ou d’engagement tripartite face à la pandémie… nous avons donc résisté, rappelant la distinction entre organisation de classe, qu’est le syndicat, et corps intermédiaire, ce que nous ne sommes pas et refusons d’être.

Nous avons donc fait et nous faisons la démonstration que ni le patronat, ni une autre conception dite ou s’appelant syndicale, et nul au pouvoir aujourd’hui ou demain ne pourront mettre en cause ce qu’est la Confédération générale du travail Force Ouvrière, fondée sur la Charte d’Amiens. Et, je le dis, nous ne nous en remettrons jamais à qui que ce soit, autre que nous-mêmes, à cet égard. Pas plus que pour la mise en œuvre des revendications que nous portons sur les salaires et les retraites notamment !

Nous avons, comme cela arrive de temps à autre, assez rarement, dû régler quelques situations problématiques : lorsqu’un camarade en responsabilité (plus rarement encore sciemment) se trouve en situation d’associer son appartenance syndicale et sa candidature à une fonction politique ou à un engagement en faveur de tel ou tel candidat.

Nous avons eu ainsi un débat lors de notre CE de février à la suite de la parution d’une motion signée par des camarades se positionnant en faveur d’un candidat à la présidentielle. Certes, l’intitulé prend soin d’indiquer que cette démarche est à titre citoyen et sans engager leurs responsabilités, mais ces camarades n’en sont pas moins connus et reconnus dans leurs responsabilités par les camarades des syndicats relevant du champ de ces responsabilités. La difficulté plus grande était que figuraient les sigles syndicaux concernés (dont le nôtre). Que nous n’interférions pas sur la politique des partis, et fassions en sorte d’empêcher toute ingérence en notre sein de leur part, ne signifie pas que la Confédération soit apolitique au sens général du terme.

L’entête de la plateforme FO (issue de la résolution de notre CCN), tout en rappelant que la Confédération se situait sur le terrain de l’indépendance syndicale et ne donnerait pas de consignes de vote, prend soin de rappeler notre attachement à la démocratie, à la République et à nos principes fondamentaux.

Il s’agit d’être sans ambiguïté, à commencer vis-à-vis de nos adhérents, et d’éclairer plus largement les salariés sur ces positions générales, démocratiques, républicaines et laïques, universalistes, que nous portons et qui doivent être sans cesse défendues. Nous l’avons souvent rappelé : la Confédération remplit, sans aucun doute, aujourd’hui particulièrement comme à d’autres moments de notre histoire, un rôle essentiel, non seulement sur le plan social, mais sur les plans démocratique et républicain.

Notre indépendance ne signifie pas plus que nos adhérents et militants doivent être interdits de conscience et d’engagement politiques.

Notre rôle, sur ces questions, celle de la démocratie, des principes et droits fondamentaux de l’homme et des travailleurs, est de nous exprimer en tant qu’organisation syndicale, afin que nos camarades puissent se faire leur propre opinion, en tant que syndicalistes bien sûr, mais en tant que citoyens sans que nous ayons à dicter leur conscience, en éclairant, en informant, en faisant en sorte qu’il y ait le débat, la connaissance de ce que représente tel ou tel slogan, positionnement ou projet politique.

Jamais nous n’investiguerons ni n’interdirons en la matière et en perspective de la prise de telle ou telle fonction au sein de la Confédération – comme nous l’avions entendu en perspective du congrès en 2018. Ce serait contraire à l’indépendance – qui doit être réciproque – et à notre attachement à la démocratie.

Je l’avais d’ailleurs souligné lors d’un CCN : en tant que syndicalistes, libres et indépendants, nous pouvons cependant être inquiets des effets délétères pour la démocratie et la République du désengagement politique et du discrédit qui frappent la plupart des partis politiques (on parle d’ailleurs de plus en plus de mouvements identifiés fortement par leurs leaders). Les partis politiques historiques et républicains portent une responsabilité à cet égard : celle de s’être coupés du peuple, de la classe ouvrière, de ses aspirations et de sa diversité de pensée. Soyons attentifs à ce que cette situation ne conduise pas, par défaut ou délibérément, la Confédération sur un autre terrain que syndical. Gardons toujours en tête le préambule de nos statuts et sa référence à la Charte d’Amiens.

Aussi, il nous faut éviter que le trait soit mordu : celui du prosélytisme se prévalant de l’appartenance ou fonction syndicale. Soyez attentifs à demeurer conforme à cet article premier de nos statuts. Je crois que nous nous y tenons.

Il n’y a donc pas eu de trêve syndicale de notre part.

SALAIRES

Je vous renvoie à ce que nous avions développé lors de notre dernier CCN sur la dérive vers un étatisme social où l’économisme devient l’alpha et l’oméga de décisions politiques qui, à ce titre, ne devraient souffrir aucune contestation ou débat, le rôle des syndicats étant alors réduit à accompagner leur mise en œuvre par d’éventuels ajustements locaux !

Il est à cet égard symptomatique, comme je l’ai fait remarquer à notre CE de janvier, que cette année encore, le Président de la République n’ait pas pris la peine d’adresser ses vœux aux interlocuteurs sociaux, même au besoin sous une forme adaptée aux circonstances sanitaires.

CONGRÈS CONFÉDÉRAL

J’en viens au Congrès.

La préparation du congrès sur les plans matériels et techniques va son train. Il est important de nous assurer de la participation des syndicats et de leurs délégués afin que celui-ci soit une réussite. Il faut les booster. Pour l’heure, l’hypothèque du passe vaccinal est levée… donc cela n’est plus un obstacle pour les quelques camarades qui s’en inquiétaient. Espérons que cela durera.

Le rapport d’activité sera très prochainement publié.

Nous préparons les projets de résolutions. Nous proposons les quatre traditionnelles : générale, protection sociale, social et Outre-Mer. Nous allons faire en sorte d’éviter les chevauchements entre les unes et les autres.

A ce sujet, pour ce CCN, dans la mesure où arrive très prochainement notre congrès, nous avons préparé une déclaration d’actualité, courte, revendicative, réservant au Congrès le soin des résolutions d’ensemble.

Comme je l’avais indiqué lors du CCN de novembre dernier, nous nous attachons à préparer ce congrès afin d’aller vers un congrès d’ambition, rassemblé et uni, projeté vers l’avenir, exprimant la détermination et la capacité à faire progresser la Confédération générale du travail Force Ouvrière.

Vous connaissez toutes et tous ce que j’ai expliqué lors de la dernière réunion de la Commission exécutive.

J’ai, ces derniers mois, beaucoup écouté et échangé avec les uns et les autres quand vous m’avez sollicité directement.

En premier lieu, c’est au sein de notre organisation, par nos échanges directs et au sein de nos instances, et dans le respect de nos statuts, que les choix militants doivent être exprimés et expliqués et non à l’extérieur de l’organisation. J’ai toujours refusé de m’exprimer ailleurs, comme je l’avais déjà fait en 2018.

L’âge octroie un privilège : celui de l’expérience. Des congrès confédéraux, des CCN, j’en ai connu, depuis le congrès de 1984, puis de 1989, avec leurs débats, mais aussi avec des propos tenus à l’extérieur, sous couvert d’anonymat, alimentant l’impression de « crises », « psychodrames » ou « de guerre de successions » dont sont friands les journalistes.

Quand on s’exprime à l’extérieur de l’organisation, sous couvert d’anonymat qui plus est, on s’écarte d’une démarche militante. Les invectives, les insultes – j’ai eu et j’ai mon compte – ne me touchent pas, mais elles touchent l’organisation. Vous aurez remarqué que le résultat a été que si les médias ont rendu compte de notre dernière CE, cela n’a pas été pour se faire l’écho de notre communiqué sur la situation en Ukraine, ni de notre déclaration rappelant nos revendications, mais de propos anonymes, livrés aux journalistes alors que notre réunion se déroulait.

Jeudi dernier encore, j’étais interviewé le matin – 6 h 40 sur France Info, cela ne s’est pas amélioré depuis ce que je vous ai expliqué, en termes d’horaire – ; peu d’entre vous l’ont suivi en direct. Mais, en fin de journée, ce n’est pas ce que j’ai dit sur l’Ukraine, les entreprises françaises opérant en Russie, sur les retraites et la journée de manifestation des retraités, à laquelle j’ai apporté mon soutien à Paris, qui a retenu l’attention de la presse sociale, mais un mail envoyé au CCN. La journaliste des Echos m’a appelé sur le sujet en début d’après-midi alors que je n’avais encore rien reçu !

Que voulez-vous ?! Il est manifestement dur de résister au feu des projecteurs ! Mais prenez garde, on s’y brûle facilement. Les papillons attirés par la lumière artificielle ont la vie courte, très courte parfois. L’ivresse médiatique est impitoyable. Ne reste ensuite que la frustration, qui nourrit l’aigreur et la rancœur.

Et ce ne sont pas les journalistes qui feront la confédération !

Ce dont nous devons faire preuve, c’est d’ambition collective. Cela n’écarte pas le débat, l’expression de chaque avis, pour, contre, de la volonté de l’engagement, au contraire, mais il n’y a pas de place aux aventures personnelles ou fractionnelles dans l’engagement syndical, en tout cas au sein de Force Ouvrière. On ne mène pas campagne électorale au sein de la Confédération, on est reconnu sur la base de son engagement, de son action militante, par nos camarades. Tel est le sens de nos statuts qui prévoient que les organisations doivent être avisées du renouvellement un mois avant l’élection afin que les candidats soient présentés par une Fédération ou une Union départementale et que les candidatures soient publiées 15 jours avant l’élection. Nous avons prévu d’envoyer la circulaire correspondante au lendemain du CCN.

On ne se met pas ou on ne se remet pas à la disposition de l’organisation une fois tous les trois ou quatre ans, au moment des élections. Comme on n’interroge pas sur l’intérêt et les avantages supposés que devrait apporter telle ou telle fonction pour que l’on y postule : je ne vois pas l’engagement militant ainsi, et prenez garde, les avantages ou intérêts supposés, s’il en est, ils sont fugaces quand la fonction est, elle, harassante.

Nous sommes au service de la Confédération à tout moment, redevables aussi – et je le suis énormément – de ce qu’elle nous apporte tout au long de notre engagement militant.

J’ai entendu dire qu’il s’agirait d’avoir le costume. Je n’en avais pas beaucoup avant novembre 2018, ce n’est pas dans mes habitudes. Mais vous savez, plus que le costume, ce qui compte c’est l’étoffe, l’étoffe du militant.

Elle s’acquiert, se tisse par le parcours depuis sa section syndicale, son syndicat, par l’engagement interprofessionnel dans son UL, son UD, sa fédération, puis la Confédération !

Je n’ai jamais postulé à une responsabilité, ni manœuvré en ce sens, ni fait campagne. Quand je l’estimais utile, j’ai fait connaître ma disponibilité ou répondu aux sollicitations, mais en prenant toujours soin d’indiquer explicitement que je me rallierais immédiatement au choix décidé collectivement. Et non pas, comme je l’ai entendu et lu encore récemment, en interrogeant ou contestant la validité et la légitimité du choix fait collectivement !

Bien que beaucoup – tous les camarades qui m’ont sollicité – estimaient ou pensaient que je devais poursuivre mon mandat de Secrétaire général, j’ai considéré que proposer ma candidature pour un nouveau mandat n’était pas la meilleure solution pour notre ambition collective. J’y ai beaucoup réfléchi – je crois que pas une seule journée, soirée n’y a manqué depuis plusieurs mois.

Je suis en bonne santé, en forme intellectuellement, je crois. Et si le Covid m’a finalement rattrapé, comme vous le voyez, cela n’y a rien changé. Je suis et reste combatif et déterminé, n’en déplaise à ceux qui sont allés expliquer que j’étais fatigué ! Encore sous couvert d’anonymat ! Ce n’est pas à leur gloire.

Mais, un nouveau mandat, compte tenu de mon âge – ça, on n’y peut rien – et de la responsabilité particulière qui est celle de Secrétaire général de la Confédération, aurait en réalité, inévitablement, ouvert très vite la question de la suite car, pour toutes et tous, il aurait été mon dernier mandat.

Comme j’ai eu l’occasion de le dire à quelques-uns, le lendemain de mon élection aurait été le premier jour de mes derniers jours. D’ailleurs, cela a déjà démarré, un peu avant même que j’aie parlé !

Or, oui, les défis seront majeurs, dès l’élection présidentielle suivie des élections législatives : sur les questions économiques et sociales, sur la place et le rôle des syndicats, de la négociation collective et du paritarisme, sur le développement de la représentativité de la Confédération… Toute notre énergie – à tous les niveaux – devra y être consacrée. Nous ne pouvons risquer d’avoir à gérer l’incertitude organisationnelle, les spéculations inévitables.

Et il ne suffira pas de répéter en boucle les formules convenues sous forme d’un catéchisme aisé à reproduire à l’heure du copier-coller ! Je n’ai nul doute, nous sommes toutes et tous rebelles, réformistes dans la pratique, révolutionnaires dans les aspirations, lutte des classes, libres et indépendants – je ne vais pas ici égrener le chapelet que vous connaissez tous !

Vous étiez là, n’est-ce pas, le 21 septembre 2019, puis le 5 décembre et les jours et semaines qui ont suivi !? Avons-nous, comme je l’ai lu, accompagné les pouvoirs économique et politique ? Sur les retraites ? Sur l’assurance chômage ? Sur les salaires ? Sur la défense des conventions collectives et des statuts ?

S’il y a des militants sincères, d’autres ne le seraient pas ? Je ne suis pas forcément d’accord avec tout le monde, loin s’en faut, nos débats sont parfois rudes, mais je veux croire et je crois à la sincérité de toutes et tous.

Il faut sortir des grimoires, de la nostalgie, ne pas se faire les apôtres du déclin ! Défiez-vous des esprits chagrins.

Je viens de lire ceci dans un article de presse se faisant l’écho de propos relatifs au «dysfonctionnement de la Commission exécutive », appelant à « un ressaisissement collectif de l’organisation », évoquant qu’elle « traverse au plan interne une période lourde de menaces », laissant entendre que « les conditions de l’organisation du débat démocratique au plan confédéral » ne seraient pas réunies, pointant la continuation « du déclin en cours »… Rassurez-vous, il ne s’agit pas de nous cette fois !!! Cet article concerne la CGT ! Il est récent. Voudriez-vous qu’on suive ce chemin du doute, de la discorde, alors que nous n’en avons aucune raison ? Vous connaissez peut-être la peinture du peintre Bruegel de la Renaissance flamande : la Parabole des aveugles. Il peint des aveugles se tenant en file indienne par la main ou par la canne, conduits par un aveugle. Je suis laïc, athée, cela n’empêche pas de s’intéresser à l’art. Ce tableau fait référence à la parabole adressée aux Pharisiens qui dit que « si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous les deux dans la fosse » ! Cela ne nous arrivera pas, car nous ne sommes pas aveugles et nous ne nous laisserons pas guider par des aveugles.

J’ai lu qu’il serait primordial de placer au plus vite notre organisation en situation de répondre aux nombreuses attaques à venir… Avons-nous attendu ?

Comme je l’ai dit à la Commission exécutive, et nous venons d’achever le rapport d’activité, j’estime – mais les débats sur ce rapport d’activité nous le diront – que nous avons rempli le mandat qui devait être le nôtre, celui de l’affirmation de la parole, du crédit de la parole de FO, dans un contexte particulièrement difficile du fait, à la fois de nos difficultés et des circonstances extraordinaires auxquelles nous avons été et sommes confrontés sur le plan politique, de l’exercice de la démocratie, de la mise en cause du rôle des syndicats, de la place de la négociation collective, avec, qui plus est, la pandémie depuis plus de deux années, et aujourd’hui, la guerre en Europe avec ses conséquences dramatiques immédiates et à plus long terme. Nous pouvons nous enorgueillir d’une victoire majeure contre le projet de système universel de retraites par points sur le terrain de l’argumentaire de nos raisons comme sur le terrain de la grève. Une journaliste qui connaît bien la question sociale a qualifié notre mobilisation sur les retraites de victoire à la fois sociale et intellectuelle ! Ailleurs, on considère que nous avons replacé FO au centre du jeu social !

Nous avons conforté notre représentativité dès décembre 2018 dans la Fonction publique et en asseyant notre troisième position dans le privé. Nous avons conquis de nouvelles implantations dont celles, symboliques, à la RATP et au sein d’une entreprise de livraison à vélo Just Eat. Bien sûr, rien n’est acquis et il s’agit d’un combat de tous les jours. C’est tout l’enjeu de notre politique en matière d’organisation et de développement, associée à l’action revendicative.

Nous avons consolidé, solidifié la Confédération, ses moyens, son administration par ses instances (CCN et CE), tant pour sa politique revendicative que pour son organisation et son fonctionnement, pour le suivi financier et budgétaire, pour sa politique de développement, avec la mise en œuvre de chantiers importants. A cet égard, je ne peux laisser dire que nous ne débattrions pas au sein de nos instances. C’est la Commission exécutive et le CCN qui ont, depuis mon élection, la responsabilité de l’arrêté et de l’adoption des comptes. Contrairement à ce que j’ai pu lire, nous avons en réalité ouvert le débat sur l’affectation de nos réserves. Cela vaut pour le fonds de solidarité. En outre, la Commission exécutive est informée chaque année précisément de l’état prévisionnel du budget de l’année en cours et de l’année à suivre. La Commission de contrôle a vu son mandat élargi à ce suivi, après avoir réalisé un état financier comme nous nous y étions engagés en novembre 2018. La commission exécutive comme le CCN sont informés des dispositions que nous envisageons en termes d’organisation. Nous avons aussi confié à la Commission de contrôle le soin de mettre à jour l’état des lieux et le suivi de l’affectation de nos ressources, entre la Confédération, les Unions départementales et les Fédérations, et le suivi de son efficacité.

Où est la « menace intérieure » ? Se méfie-t-on de nos propres instances, celles que nous élisons ? Aurions-nous dû confier la gestion de la confédération à un cabinet d’audit extérieur – pourquoi pas Mc Kinsey tant qu’on y est ? (Applaudissements).

Bien qu’ayant eu à faire face à certaines situations difficiles, délicates mêmes, nous avons su assurer le renouvellement dynamique de nos responsables dans les Unions départementales et Fédérations, même s’il nous reste une ou deux difficultés.

Un enjeu important sur lequel nous travaillons est celui du patrimoine immobilier de la Confédération : il porte à la fois sur le poids de la dette résultant des emprunts réalisés pour l’achat de l’immeuble et du terrain et sur sa mise aux normes énergétiques, résultant d’une obligation réglementaire et nécessaire sur le plan des économies d’énergie et de confort de travail. On parle ici en millions d’euros ! et d’un avenir à 30 ans et plus, bien sûr !

Notre investissement pour ce qui relève de l’organisation a été et est de tous les instants, attentif et attentionné même, aux uns et aux autres, aux unes et aux autres, avec toujours à l’esprit le souci premier de la Confédération, de ses Unions départementales, Fédérations, syndicats et adhérents, sans exclusive aucune.

Mes chers camarades, on ne peut pas se dire attaché à son organisation et laisser courir le bruit du dénigrement public en permanence, se défier de son fonctionnement démocratique, fédéraliste, se défier de ses militants.

Il n’y a pas de majorité silencieuse ! Chaque structure, du syndicat, à l’Union départementale, à la Fédération jusqu’à la Confédération réunit régulièrement ses instances, peut débattre librement de la politique de la Confédération, de son administration à tous les niveaux, et donne mandat en ce sens à ses délégués ! Que l’on veuille travailler à renforcer l’implication de l’ensemble de nos adhérents aux débats de l’organisation, oui ! Nous avons innové d’ailleurs – c’est un aspect parmi d’autres - en remettant au CCN les rapports d’activité et d’actualité présentés à chaque CE afin de nourrir l’information et les débats conduits dans nos structures avec nos adhérents et militants.

Vous ne voudriez pas que l’on fonctionne sur les réseaux sociaux tout de même ?

J’ai volontairement pris part au maximum de congrès d’Unions départementales, de Fédérations, de syndicats y compris, quand ils m’ont invité, de manifestations auxquelles j’ai apporté mon soutien par ma présence. J’ai rencontré des milliers d’adhérents, militants, intervenant en tant que délégués, porte-parole de leurs syndicats, avec des questions, des critiques aussi mais, pour la très grande majorité, ils nous ont félicités pour l’expression et l’action conduites par la confédération !

La confédération dans son ensemble est en ordre de marche. Elle n’attend ni guide, ni sauveur suprême. Le seul dauphin que je connaisse est celui à qui sera confié la conduite de la politique confédérale, vous, le CCN, la CE et le Bureau confédéral, qui seront élus à l’issue du prochain congrès confédéral.

Soyez ambitieux ! Soyons ambitieux ! Ne nous laissons pas détourner. Nous pouvons être confiants dans notre avenir.

Soyons conquérants ! Nous n’avons pas vocation à rester troisième organisation syndicale de ce pays, mais à grandir !

Nous avons la capacité d’en faire la démonstration collectivement – c’est notre responsabilité la plus importante.

Faisons ainsi en sorte que notre congrès démontre, à la face de tous, que nous sommes unis, forts et riches de ce qu’est la Confédération générale du travail Force Ouvrière, une organisation syndicale de la classe ouvrière, libre et indépendante, ambitieuse quant à son rôle et au développement de sa force militante pour la justice sociale.

Et je précise pour terminer : je suis et demeure pleinement dans mon mandat pour réussir ce congrès avec cette volonté et cette conviction.

Vous avez la parole, mes camarades.

 
 

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NON à la retraite des morts !

Suite à « la proposition » (sic !!) du président candidat au sujet de notre droit à la retraite, le Communiqué de Presse Confédérale est sans ambages : FO s’oppose à toute réforme conduisant à reculer l’âge de la retraite !

J’ajouterais simplement qu’il s’agit d’une régression dogmatique, de la poursuite implacable d’une politique de classe qui cherche à détruire une de nos plus grande conquête, LE DROIT À UNE RETRAITE DIGNE ET RÉELLE,  à l’opposé de ce qu’on appelle « la retraite des morts » contre laquelle s’est levé le mouvement syndicaliste, tel qu’illustré par ce graphique.

Ine galite s a l a ge de la retraite graphique

Pour résumé, tel qu’écrit en commentaire du graphique, prenant en compte l’âge actuel officiel de 62 ans, sans même parler de la décote adoubée par des organisations de salariés collaboratives, « "À l'âge de la retraite, 25 % des plus pauvres sont déjà morts".


Préparant l’incontournable résistance, dans le refus de toute union nationale n’ayant pour objectif que de nous bâillonner, de nous amener à taire nos revendications, les instances de votre Union Départementale élues en juin dernier reviendront entre autre sur ce sujet des retraites.

Mais d’ores et déjà il faut savoir que l’argument de l’équilibre budgétaire, que ce soit sur les sujet de nos retraites ou sur celui de la flambée des prix du carburant et de l’énergie, est un argument construit et sciemment orchestré.
Quand « au coup » de la remise à compter du 1er avril (de 15 centimes !!!), à quelques jours d’une échéance électorale majeure, et après avoir augmenté les taxes prélevées sur carburant, ça ressemble furieusement aux pratiques de certains au moment de soldes !!!

Amitiés syndicalistes,

Sylvie szeferowicz

Sylvie Szeferowicz
Secrétaire Générale

14/03/2022

Cette journée du 8 mars revêt cette année une importance particulière...

8 mars feets fo

 

Il y a, à quelques centaines de kilomètres, la guerre en Ukraine, une guerre qui voit les civils, des enfants et des femmes principalement, fuir pour survivre.

Une guerre qui voit les hommes être mobilisés séparant les familles, laissant donc les femmes seules avec les enfants.

Alors oui, ce 8 mars 2022, cette journée des droits de la femme résonne dans le cœur des travailleurs du monde entier.

Rappelons ici que, considérant qu’il ne peut y avoir de paix universelle et durable sans justice sociale, le mouvement syndical international s’est construit sur l’aspiration à la Paix.

Et si cette guerre est légitimement au cœur de l’actualité, nous, représentant des intérêts exclusifs des travailleurs, devons à nouveau poursuivre notre mandat, défendre les salariés et agents publics de l’état, actifs et retraités.

À ce titre, il est notable de voir subitement les migrants redevenir des réfugiés, et c’est en ce sens que nous pouvons saluer le communiqué de nos camarades de la fédération FO Cheminots.  (voir SOLIDARITÉ AVEC LES TOUS LES RÉFUGIÉS !)

Dignes héritiers de celles et ceux qui ont construits la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière, nous n’accepterons pas que l’horreur de la guerre soit en plus instrumentalisée pour poursuivre des idéaux, des croisades que le mouvement syndical international n’a eu de cesse de dénoncer et de condamner.

Ainsi, tel que l’a rappelé notre confédération, la Confédération Syndicale Internationale, dans les principes énoncés en préambule de ses statuts, affirme soutenir « ardemment le maintien et le renforcement de la paix et s’engage en faveur d’un monde sans armes de destruction massive et en faveur d’un désarmement général. Elle affirme le droit de chaque peuple à l’autodétermination et à vivre à l’abri de toutes formes d’agression et de totalitarisme sous le gouvernement de leur choix. Elle rejette le recours à la guerre pour résoudre les conflits, et condamne le terrorisme, le colonialisme et le militarisme, ainsi que le racisme et le sexisme ».

C’est pourquoi, que ce soient la pandémie, les échéances électorales nationales ou la guerre, nous ne tairons pas nos revendications, nous ne nous tairons pas sur la volonté des gouvernements successifs de réduire nos droits et libertés, nous continuerons à dénoncer la destruction des services publics, de notre protection sociale, de nos retraites, la remise en cause dogmatique, « quoiqu’il en coute », du droit à la santé, à l’instruction, au logement, du droit à la dignité tout simplement.

Nous continuerons de refuser ce nouveau monde d’asservissement, dématérialisé et ubérisé, un monde dans lequel l’humanité disparait peu à peu.

Fraternellement,

Sylvie szeferowicz

Sylvie Szeferowicz
Secrétaire Générale

06/03/2022

Grève du 23 septembre 2021

TRACT

Grève du 27 janvier 2022

REIMS - Grève du 27 janvier 2022

Bon été à tous, rechargeons les batteries et Vive le Syndicalisme LIBRE ET INDÉPENDANT !

Cher(e)s camarades,

Honnêtement je ne pensais pas vous écrire de nouveau et aussi rapidement mais ce samedi, au cœur de la période estivale, des manifestations rassemblant des milliers de personnes ont eu lieu à travers tout le pays.

Ce mercredi 21 juillet, le gouvernement va présenter « son projet de loi relatif à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire » à « son » parlement

Des rassemblements à nouveau auront lieu un peu partout devant les préfectures et sous-préfectures.
A cette heure je n’ai pas d’infos pour notre département mais je vous tiendrais informé le plus rapidement possible et quoiqu’il en soit nous avons d’ores et déjà, vous le savez, RENDEZ-VOUS LE VENDREDI 3 SEPTEMBRE A CHALONS, 10H ainsi que le SAMEDI 4 SEPTEMBRE toujours à Chalons bien sûr, afin d’échanger avec Yves Veyrier sur cette situation de guerre déclarée.

Reprenant l’appel intersyndical du 1er juillet (FO, CGT, FSU, Solidaires, MNL, UNEF) NOUS, TRAVAILLEURS ET CITOYENS, EXIGEONS « L’ABANDON DEFINITIF DES CONTRE-REFORMES DES RETRAITES ET DE L’ASSURANCE CHÔMAGE ».
En ce sens
nous saluons, la décision de notre confédération de refuser de se prêter à cette mascarade d’union nationale dont le seul et réel objectif n’est autre de faire aboutir le « projet présidentiel » d’un nouveau monde assis sur une nouvelle servitude sans droits collectifs, sans code du travail, sans statut !!

Et nous rappelons que notre syndicalisme n’a pas pour fondamentaux d’aller négocier le poids des chaînes mais bien de les refuser, et que nous considérons, tel qu’écrit dans le préambule de nos statuts, « (…) que le syndicalisme ne saurait être indifférent à la forme de l’État parce qu’il ne pourrait exister en dehors d’un régime démocratique, les Syndicats Force Ouvrière reconnaissent au mouvement syndical le droit, lequel peut devenir un devoir, de réaliser des rapprochements ou des collaborations en vue d’une action déterminée lorsque la situation l’exige expressément. (… ) »  

Va-t-on devoir interdire à un pompier (*) d’aller secourir des personnes parce que ces dernières ou lui-même n’auraient pas un laissez-passer sanitaire ?

Va-t-on devoir refuser une prise en charge aux urgences parce que la personne souffrante n’aurait pas son laissez-passer sanitaire ?

Comment oser un tel discours après avoir, par exemple, ici dans notre département, sanctionné un inspecteur du travail qui, sollicité par nos camarades FO de l’ARADOPA, n’avait d’autres solutions que de déposer un référé pour faire entendre la détresse des personnels qui, en avril 2020 devaient, « quoi qu’il en coûte » pour elles et pour les personnes âgées chez qui elles intervenaient, aller au front sans aucune protection parce que justement, ces protections, ces stocks de masques, avaient été détruits sur ordre de ces « généraux auto-proclamés » qui ne représentent plus qu’eux--mêmes ?

Pourquoi seules les forces de l’ordre n’ont pas l’obligation du passe sanitaro-licenciement ?

De quel droit indiquer que la contre-réforme de l’assurance-chômage, véritable hold-up macronien, (rappel perte de 17% en moyenne pour les chômeurs) s’appliquera au 1er octobre alors même que le conseil d’état ne s’est pas encore prononcé sur le fond ?

De quel droit, quand on représente à peine plus de 3% du corps électoral, poursuivre la volonté de destruction de nos retraites ?

De quel droit se permettre un tel discours alors que « en même temps » encore plus de 1800 lits ont été supprimés au 1er trimestre 2021, alors que les hôpitaux Baujon, Bichat et Val de Grâce,  hôpitaux parisiens, ville souvent mise en avant comme un bassin de l’épidémie, sont en sursis avant fermeture définitive ?

Et pendant ce temps-là le CAC 40 bat tous les records ! Les milliardaires français ont « gagné », avec l’argent public et en volant nos cotisations, celui-là même qui soi-disant manque pour nos retraites, notre santé, notre instruction, notre assurance chômage … 170 Milliards € ! Mais mettre un peu de peinture sur les vitres de la samaritaine (appartenant a Bernard Arnault LVMH) est assimilé à un attentat !!!

Sylvie szeferowicz

Sylvie Szeferowicz
Secrétaire Générale

20/07/2021
 

(*) Si vous ne le savez pas, le 21 juin, jour de la fête de la musique, pendant qu’on dansait au Palais de l’Élysée, on gazait, nassait, amputait, la jeunesse à Redon. 
Jeunesse rassemblée pour la fête de la musique mais aussi en hommage à Steve, assassiné un an auparavant.
Ce jour-là ordre a été donné aux pompiers de ne pas intervenir.
Les blessés ont été emmenés à l’hôpital par les jeunes eux-mêmes.
Les instruments de musique, en toute illégalité, ont été détruits.
Je vous livre la remarque, glaçante d’un camarade mais que je trouve cependant d’une très grande justesse : « mais Sylvie, fût un temps, on brûlait les livres… »

 
 

Cher(e)s camarades,

En plein été, enfin sur le calendrier, les jours se suivent et démontrent la justesse de nos analyses, alertes, mobilisations.
Ce sont bien nos libertés et droits collectifs que ces serviteurs de la finance ont dans leur viseur.

Moins de 3% du corps électoral aux toutes récentes régionales ?

Le monsieur retraite de ce gouvernement même pas en capacité de se maintenir au 2nd tour et ce malgré l’aide de « grands » ministres ?

Le ministre de la justice convoqué devant la cour de justice ce prochain 16 juillet ?...

Peu importe puisqu’ils savent ce qui est bon pour nous !!!

C’est bel et bien une nouvelle servitude, sans droit à la retraite, sans droit à la santé, sans droit à l’instruction, … qu’ils cherchent, au prétexte covid, à nous imposer « quoiqu’il en coûte ».

Ci-dessous et dès hier soir la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière réagissait.
Ce matin 13 juillet des FD et des UD, réagissent également.

Alors, et parce qu’on ne résiste pas par procuration, parce que nos droits nous appartiennent et qu’il nous appartient à nous, syndicalistes de la CGT-FO, de les défendre, je ne peux que vous rappeler notre 1er rendez-vous : VENDREDI 3 SEPTEMBRE 2021 FOIRE DE CHALONS EN CHAMPAGNE ainsi que le second, samedi 4 septembre avec le camarade Yves Veyrier.

Ils ont leur programme ; nous avons nos résolutions parfaitement rappelées lors du CCN des 27 et 28 mai dernier et via notre résolution générale unanimement adoptée le mardi 29 juin lors du congrès de notre UD ainsi que dans le communiqué ci-dessous :

« (…) Si le président a voulu se monter combatif sur le champ de ces deux réformes, FO entend l’être tout autant.(…) » et pour cela pas besoin de nouvelles concertations, conférences sociales, grands débats ou autre outil de blabla institutionnel en guise d’écran de fumée !

Bon été à tous, rechargeons les batteries et Vive le Syndicalisme LIBRE ET INDÉPENDANT !

Sylvie szeferowicz

Sylvie Szeferowicz
Secrétaire Générale

13/07/2021

1er mai unitaire à Reims - Prise de parole

Cher(e)s camarades,

À quelques jours du 1er mai, le 2ème que les dirigeants voudraient nous voir vivre bâillonnés et assignés à résidence, vous trouverez ici le Communiqué unitaire dans lequel notre confédération s’est engagée.

En ce sens, et en toute cohérence avec notre implication moteur sur les « Marches Pour les Libertés », l’UD FO Marne, qui a accueilli hier l’intersyndicale marne, appelle également à un 1er mai unitaire.

Des rassemblements sont prévus sur REIMS, EPERNAY, CHALONS EN CHAMPAGNE et VITRY LE FRANCOIS.

Plus que jamais mobilisez-vous pour notre fête, la fête des travailleurs (et pas du travail !! Ça c’est Vichy).

Sur REIMS, RENDEZ-VOUS A PARTIR DE 9H30 pour partager petit café et petite douceur, au 5ème. Enfants, conjoints, frères, sœurs …bienvenue.

Nous rejoindrons ensuite le rassemblement unitaire et remontrons au 5ème afin de partager, comme chaque année, le verre de la camaraderie.
Bien évidemment le discours proposé par la confédération vous sera porté et nous évoquerons les 150 ans de La Commune.
Anniversaire qui en ces temps de remise en cause des libertés fondamentales, socle de la démocratie, prend encore plus de sens.

En effet, nous le savons, nous le vivons, malgré le silence assourdissant des chaines infos, la résistance s’ancre indéniablement dans notre quotidien de militant.
Elle s’étend, avec raison et détermination, et avec cette résistance, se multiplient les légitimes occupations des lieux de culture comme le Théâtre de la Madeleine à Troyes.
Le magazine de nos camarades du Syndicat National Libre des Artistes, regard indépendant et militant, est d’ailleurs comme bien d’autres à votre disposition à l’UD.

OUI, nous avons raison !

Raison de nous battre !

Raison de refuser l’asservissement des travailleurs en mode start up !       

Parce que pendant que nous sommes restreint à un périmètre de 10 km, nous constatons qu’on peut continuer à traverser l’atlantique et faire les soldes à Dubaï !

Parce que pendant que nous sommes soumis au diktat du gel des pensions et du point d’indice, au refus manifeste de négocier des augmentations générales des salaires, au refus de tout coup de pouce du SMIC et des minima sociaux, le paradis des milliardaires européen est en … France !!!

Parce que pendant que les étudiants sont condamnés à l’ignorance et à la misère,

pendant qu’on accuse l’université d’être un repère d’islamo-gauchiste,

on fait « la bamboche » au ministère de l’enseignement supérieur !
 

Et je ne résiste pas à vous transmettre par lien le magasine de nos camarades médecins hospitaliers

L’éditorial est vraiment à lire : http://snmhfo.n.s.f.unblog.fr/files/2021/04/bulletin-avril-2021-snmh-fo.pdf

Amitiés syndicalistes et fraternelles

Sylvie szeferowicz

Sylvie Szeferowicz
Secrétaire Générale

25/04/2021

1er mai unitaire a reims

1er mai 2021 affiche marne jpg

1er MAI 2021

Anniversaires de Francis Dirnay et Bruno Leroy et départ à la retraite de Francis.

Social, Medico-social, Aide à domicile : 183 € pour tous - Paris 8 avril 2021

Rassemblement Pour nos Libertés à Reims - Prise de parole de FO51

Rassemblement Pour nos Libertés à Reims le 20 mars 2021 - Prise de parole de FO51

Marche des Libertés : les vidéos

Marche des Libertés - Reims - 30 janvier 2021_2

Marche des Libertés - Reims - 30 janvier 2021_3

Marche des Libertés - Reims - 30 janvier 2021

1er mai 2020

1er mai

Affiche fo 01 05 2021

Reunion audio 6 mai

En ce 1er mai, journée de lutte et de revendications,

journée d’affirmation du syndicalisme libre et indépendant,

comme vous le constaterez,

comme sans doute un grand nombre d’entre vous le vive au sein de leurs « boutiques »,

comme je le vis au sein de "ma boutique Pôle-emploi",

la CGT-FO, héritière de la vieille CGT, se retrouve à nouveau seul rempart, seule à défendre cette volonté farouche des travailleurs, le refus vital de la classe ouvrière, d’être sacrifiée de quelque façon que ce soit, sur l'autel d'un « bien commun » quel qu’il soit.

Cette circulaire confédérale, s’il le fallait, le démontre : la Cgt-FO reste définitivement et dans toutes ses composantes, sur le seul terrain revendicatif dans l’intérêt exclusif des travailleurs !

Alors RDV le mercredi 6 mai 2020 de 16:00 h à 19:00 h

TRES BON 1ER MAI

Sylvie Szeferowicz
SG UD FO MARNE

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Date de dernière mise à jour : 30/09/2022

Rouen 2022 - Congrès de la cgt-Force Ouvrière