Cher(e)s camarades,
Sans doute l’avez-vous entendu alors même que le mouvement de grève à durée indéterminé, manifestations massives et innombrables actions de toutes sortes ont démarrés suite à l’appel de l’UNSA RATP et repris et amplifié en le rendant interprofessionnel par le CCN de notre organisation, la Cgt-FO, la petite musique d’une victoire suite au retrait temporaire de l’âge pivot bat son plein.
Nul n’est dupe, le scénario était écrit. On a juste fait durer le suspens un peu plus longtemps. Sans doute pour tenter de rendre crédible le sketch.
Le souci, c’est que l’âge pivot n’est pas la revendication de l’intersyndical.
S’il fallait le rappeler, c’est le principe même de retraite par point qui est rejeté, le truc d’équilibre n’étant que de la « poudre de perlimpinpin ».
Le souci, enfin pas pour nous … c’est que déjà avant les congés, les appareils de la CFDT et de l’UNSA ont dit trêve … et que tout a continué et les journées des 9 et 11 janvier ont été de très très belles réussites.
Le souci, c’est que depuis hier nous avons appris que la fille de Brigitte Macron est une des avocate de la CFDT.
Le souci, c’est que les échanges de textos et tweets entre le cabinet Occurrence (officiellement chargé par les médias de compter en toute objectivité, sic !, les manifestants) et le mouvement en marche ont été publiés sur twitter et ils sont stupéfiants. (https://yetiblog.org/archives/7700)
Le souci, c’est que tous les jours un travailleur se suicide et je ne passerais pas sous silence le suicide JEUDI 9 JANVIER, date choisie par Maxime CHERRY délégué syndical FO au Centre Leclerc de Vandoeuvre-Les-Nancy et membre de la CA FO 54 pour faire ce geste sur son lieu de travail, en dénonçant les pressions managériales, un jour de révolte de la classe ouvrière.(https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-homme-s-est-suicide-ce-matin-au-centre-leclerc-de-vandoeuvre-les-nancy-1578738929)
Le souci, c’est que nul ne veut de ce projet de régression sociale, ce projet d’un retour à une société digne de Zola. Et ce ne sont pas des sondages d’instituts qui produisent ce qu’on leur commande et se trompent à chaque élection qui vont nous faire douter.
Alors ce matin même de nouveaux tractages ont eu lieu sur les marchés de Saint Anne et Jean Jaurès (Reims) afin d’appeler à une réponse d’ampleur les MARDIS 14 ET JEUDI 16 JANVIER, mêmes heures, mêmes lieux.
Et comme pour le cirque de la trêve, la seule réponse possible est de faire mentir tous ces oppresseurs et leurs zélés collaborateurs.
A ce titre voici le communiqué intersyndical qui est des plus offensif !
Extraits :
« (…) Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL exigent le maintien du système de retraite existant par répartition solidaire et intergénérationnelle et par annuité. Elles portent en commun des propositions pour améliorer les droits de toutes et de tous. Pour ce faire, il faut augmenter les financements assis sur les cotisations sociales et les richesses produites par le travail (…)»
« (…) C’est pourquoi nos organisations appellent à continuer et amplifier encore la mobilisation par la grève et les manifestations dès la semaine prochaine pour obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur l’emploi, les salaires, la fin de la précarité notamment étudiante, les cotisations et l’amélioration du droit à la retraite dans le cadre du système et des régimes existants. (…)»
Vous trouverez également à lire la réaction du bureau confédéral de notre organisation.
Et enfin vous pourrez lire ici l'appel du secteur de la petite enfance pour ce 14 Janvier (date sectorielle programmée il y a déjà quelques mois).
Le parcours de la manifestation sur Reims pour ce 14 janvier passera donc par le Lycée Libergier et par le rassemblement de nos camarades de la SPE et du CCAS de Reims.
Mes camarades, si nous passons ce virage clouté par En Marche, MEDEF et CFDT alors le retrait est gagné et nous ne serons pas une génération qui aura sacrifié ses enfants en cédant à la mitraille finance-média.
Amitiés Syndicalistes


Sylvie SZEFEROWICZ
Secrétaire Générale
12/01/2020
« Dans la France abaissée, dans la République désemparée, c’est une marée lourde et visqueuse de la réaction qui monte. »
(Jean Jaurès, L’Humanité du 10 mai 1912)
