Avec la transmission par notre confédération d'un courrier adressé par la quasi-totalité des organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFECGC, UNSA, FSU et Solidaire (mais avec l'absence notable de la CFTC) au ministre de l'intérieur et au ministre du travail et des solidarités (en annexe) ; et avec la transmission par l'UD FO de Gironde (33) d'un communiqué de soutien à un syndicaliste empêché de manifester le 1° mai et gardé à vue durant 9h « au motif qu'il avait dans son sac à dos des fumigènes et un mât télescopique de drapeau ! Le même mât télescopique de drapeau que celui offert aux 350 délégués présents au Congrès de notre Union Départementale à Biganos pour porter haut nos revendications (...) », les membres de la Commission Exécutive de l'UD FO MARNE ont été informés d'atteintes au syndicalisme extrêmement inquiétants.
Réunis ce lundi 18 mai dans le cadre de la réunion de la Commission Exécutive, et conformément à la résolution adoptée au Congrès confédéral Force Ouvrière de Dijon : « Le gouvernement n'a cessé de multiplier des attaques contre nos libertés, en promulguant une multitude de lois et de décrets. Le Congrès exige l'abrogation de toutes ces mesures liberticides.... Le Congrès condamne toute forme de criminalisation de l'action syndicale..... Le Congrès combat toute remise en cause du droit de grève et de manifester et soutient l'action des travailleurs pour défendre partout dans le monde ce droit essentiel. », ils tiennent à exprimer leur plein et entier soutien aux organisations syndicales de Carcassonne menacées d'expulsion par le tout nouveau maire issu du Rassemblement National ainsi qu'aux organisations syndicales de Gironde menacées elles par un décret liberticide du préfet, représentant de l'Etat, pris par ce dernier la veille du 1 mai.
Lors de chaque congrès, notre Secrétaire Générale rappelle, notamment dans les rapports d'activité, la place et l'histoire des Bourses du travail.
Lors de la mandature précédente, le bureau et la CE ont soutenu nos camarades des Vosges et de la Meuse tout autant menacés d'expulsion.
Lors de toutes les mandatures, dans le respect de nos résolutions, notre Union Départementale a été partie prenante de la défense des libertés chaque fois qu'un militant syndical, associatif, qu'un journaliste, un chercheur, un artiste, un enseignant, un étudiant... se trouve poursuivi pour simplement exprimer un point de vue différent de celui des
détenteurs du pouvoir, nos instances, toutes mandatures confondues, prennent position, défendent et soutiennent.
Au mois de mars de cette année, le bureau élargi dans le cadre de ses travaux, dénonçant la dérive autoritaire et liberticide de l'Etat, dérive inhérente à la marche à la guerre, réaffirmait que « le syndicalisme ne saurait être indifférent à la forme de l'état parce qu'il ne pourrait exister en dehors d'un régime démocratique, les Syndicats Force Ouvriere reconnaissent au mouvement syndical le droit, lequel peut devenir un devoir, de réaliser des rapprochements ou des collaborations en vue d'une action déterminée lorsque la situation l'exige expressément. » (Préambule des Statuts de la CGT-FO),
La semaine dernière encore, nous apportions notre soutien à une syndicaliste étudiante poursuivie pour des slogans remontant à la manifestation du 1°% mai 2024.
Dans notre région, à Saint-Avold, le maire issu de la même formation politique que celui de Carcassonne vient de faire adopter un nouveau règlement budgétaire excluant, entre autres, les organisations syndicales.
Alors, réunis ce lundi 18 mai, les membres de la CE, saluant le courrier intersyndical et la résistance de notre organisation, une résistance qui fait écho à notre histoire, à l'histoire de la CGT-FO, à l'histoire de la classe ouvrière, une résistance qui fait honneur au poème du Pasteur Martin NIEMÖLLER (cf. Communiqué du 6 mars 2026), souhaitent que ce type de position, de courrier, si ce n'est en intersyndicale, soit renouvelé par l'ensemble de notre organisation confédérée chaque fois que les libertés d'expression, d'opinion et de manifestations sont attaquées.
C'est notre ADN, notre place, notre devoir, notre honneur.
« Considérant que le syndicalisme ne saurait être indifférent à la forme de l'État parce qu'il ne pourrait exister en dehors d'un régime démocratique » (préambule des statuts de la CGT-FO), les membres de la CE de l'UD FO MARNE rappellent, qu'outre la chasse à l'étranger, une des première cible de l'extrême droite mais aussi de la marche à la guerre est le syndicalisme libre et indépendant, le syndicalisme de la Charte d'Amiens.
En conséquence, vos élus vous invitent à venir en nombre à la journée évènement du 24 novembre prochain consacrée justement aux 120 ans de la Charte d'Amiens (et aux 140 ans du 1° mai)
Reims, le 18 mai 2026