Il s’agit de défendre les moyens et les effectifs des services publics et donc à la fois les conditions de travail des agents et le maintien de véritables services publics de proximité, garants de l’égalité de droits des usagers.
Le projet de loi de transformation de la Fonction Publique va bien au-delà de la transformation, il s’agit ni plus ni moins de la déconstruction des principes qui régissent la Fonction Publique issus de la Révolution française et du programme du Conseil National de la Résistance.
Ouvrir les recrutements de manière généralisée par la voie contractuelle, y compris pour les emplois de cadres dirigeants, avec l’impossibilité de les titulariser, tout en introduisant la possibilité de se séparer plus facilement de tous les agents, sous la forme de la rupture conventionnelle introduite récemment dans le droit du travail, c’est renier le principe républicain fondateur d’égalité d’accès aux emplois publics institué par la Révolution.
Les critères de recrutement seraient garantis par décret du Conseil d’Etat, veillant au respect du principe d’égalité d’accès aux emplois publics… Serait-ce l’organisation de nouveaux concours, mais cette fois-ci pour recruter des contractuels ? C’est donc bien la mort programmée de la Fonction Publique !
Si le recours aux contractuels devient la règle, les fonctionnaires actuels demeureraient mais avec un statut fragilisé, et de fait comme à La Poste ou à Orange dans des corps en voie d’extinction avec des conséquences négatives sur les déroulements de carrière et plus tard sur l’équilibre de la Caisse de retraite.
Nos dirigeants qui maîtrisent la communication, tout dans l’affichage et la langue de bois, habillent leurs intentions de mots trompeurs : « transformer et simplifier le cadre de gestion des ressources humaines » De belles phrases construites pour échapper aux contraintes du service public, privatiser et éviter de promouvoir et mieux rémunérer les agents !
Cette simplification est poussée à l’extrême en créant un CDD de projet ne pouvant excéder 6 ans et pouvant s’achever de manière anticipée dès la réalisation du projet. C’est la consécration de la précarité dans la Fonction Publique !
Selon la Confédération Syndicale Internationale qui fédère 340 syndicats implantés dans 169 pays et territoires, "le modèle social européen est activement démantelé par les gouvernements et les entreprises, à un rythme qui s'accélère."
"En cette année où 4 milliards de personnes se rendront aux urnes sur la planète, les groupes autoritaires de droite s'emploient à désigner des boucs émissaires (...) et à imposer leur propre programme hostile aux travailleurs (...) La démocratie est en danger".
* l'indice CSI a été crée en 2014
Son échelle va de :
1 (Violations sporadiques des droits)
à
5 (Aucune garantie des droits)
Ainsi l'Europe, malgré sa réputation de porte-drapeau mondial pour les droits des travailleurs a vu sa note passer de 2.56 à 2.73 entre 2023 et 2024.
(En 2014, le vieux continent affichait une note moyenne de 1.84).
FO a pris acte de la dissolution de l'Assemblée Nationale, qui constitue un aveu d’échec des politiques menées doublé d’un déni de démocratie sociale.
Depuis sa création, Force ouvrière s’est construite sur l’indépendance, le rejet de toute emprise et instrumentalisation politiques. Le Bureau confédéral de FO réaffirme son opposition à toute forme de racisme et de rejet de l’autre, ainsi que son attachement fondamental aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.
FO restera sur le terrain syndical pour porter ses revendications en toute indépendance et défendre les intérêts des salariés.
Une nouvelle fois l'Union Départementale FO de Paris et l'Union Régionale Ile-de-France FO ont été l'objet de dégradations, de tags, d'affiches collées sur l'immeuble.
Non revendiqués bien évidemment, les photos, les inscriptions, les tracts collés sur la devanture sont incompréhensibles si ce n'est qu'ils sont un véritable appel au meurtre contre les personnels de la pénitentiaire et d'une façon plus générale contre les militants FO.
Nous ne céderons en rien aux menaces. Nous assumons totalement nos prises de position et nous continuerons à les porter.